Cas A
Je travaille à Genève
Genève n'est pas partie à l'accord de 1983. Votre employeur prélève l'impôt à la source en Suisse. Vous déclarez ensuite ce revenu en France, où un crédit d'impôt évite la double imposition.
Le guide fiscal de GenèveAvant toute chose, une question : dans quel canton travaillez-vous ? La réponse détermine tout le reste.
En bref
Il n'existe pas un régime fiscal unique pour les frontaliers franco-suisses. Tout dépend de votre canton de travail. Si vous travaillez à Genève, votre salaire est imposé à la source en Suisse. Si vous travaillez dans l'un des huit cantons couverts par l'accord du 11 avril 1983, votre salaire n'est imposable que dans votre État de résidence — la France si vous y habitez. Dans les deux cas, vous devez déclarer vos revenus suisses en France.
Beaucoup de contenus parlent de « la fiscalité du frontalier » comme s'il s'agissait d'un régime unique. Ce n'est pas le cas, et la confusion peut coûter cher : elle conduit à remplir la mauvaise case, à oublier une attestation, ou à croire à tort qu'on n'a rien à déclarer.
Cas A
Genève n'est pas partie à l'accord de 1983. Votre employeur prélève l'impôt à la source en Suisse. Vous déclarez ensuite ce revenu en France, où un crédit d'impôt évite la double imposition.
Le guide fiscal de GenèveCas B
Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura, Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne. Votre salaire n'est imposable qu'en France, à condition de remplir les critères du régime — dont la remise de l'attestation 2041-AS à votre employeur.
Comprendre l'accord de 1983Quel que soit votre canton, si vous résidez fiscalement en France, vous déposez une déclaration de revenus française qui inclut vos revenus suisses. Ce n'est pas optionnel, et ce n'est pas une double imposition : c'est le mécanisme normal de la convention franco-suisse. La différence entre les deux régimes porte sur la manière dont l'impôt suisse déjà payé est neutralisé.
Les modalités concrètes — quels formulaires, quelles cases, quel calendrier — sont détaillées sur la page déclarer ses revenus suisses en France.
Changement d'employeur, déménagement, passage à temps partiel, début ou arrêt du télétravail, prise d'un logement en Suisse : ces événements peuvent modifier votre régime d'imposition, parfois rétroactivement sur l'année civile. Ils justifient une vérification auprès de votre service des impôts et, le cas échéant, de l'administration fiscale de votre canton de travail.
Non. C'est l'erreur la plus répandue. Le lieu d'imposition dépend du canton dans lequel vous travaillez, pas de votre statut de frontalier. Genève impose à la source en Suisse ; les huit cantons de l'accord de 1983 laissent l'imposition à l'État de résidence.
Oui, dans tous les cas. Un résident fiscal français déclare l'ensemble de ses revenus, y compris ceux déjà imposés à la source en Suisse. Le mécanisme qui évite la double imposition n'est pas l'absence de déclaration, mais le crédit d'impôt.
Il peut la remettre en cause au-delà d'un certain seuil. Attention toutefois : les règles fiscales du télétravail sont distinctes des règles de sécurité sociale, avec des seuils et des dates différents. Les deux sont détaillées sur notre page télétravail.
Consultée le 14 août 2026
Consultée le 14 août 2026
Genève n'applique pas l'accord de 1983 : votre salaire est imposé à la source en Suisse, et vous devez malgré tout le déclarer en France.
Huit cantons suisses appliquent un régime où le salaire n'est imposable que dans l'État de résidence. Conditions, périmètre et limite des 45 nuitées.
Résident fiscal français, vous déclarez vos revenus mondiaux. Ce qui change selon votre canton, et le mécanisme qui évite la double imposition.
À quoi sert l'attestation de résidence fiscale des frontaliers franco-suisses, qui est concerné, à qui la remettre et à quelle échéance chaque année.
Deux régimes à ne jamais confondre : la fiscalité d'un côté, la sécurité sociale de l'autre. Seuils, dates d'application et conditions de chacun.