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Frontalier Pratique

LAMal ou système français : les critères à comparer

Cette page ne vous dira pas quoi choisir. Elle vous donne les critères qui, dans les faits, font pencher la balance.

Par Rédaction Frontalier PratiqueMise à jour : Informations vérifiées le

En bref

Le choix entre la LAMal et le régime français ne se ramène pas à une comparaison de prix. Deux logiques différentes s'affrontent : la Suisse facture une prime par personne, indépendante du revenu ; la France une cotisation par foyer, assise sur le revenu. S'y ajoute une question au moins aussi déterminante : où vous faites-vous réellement soigner ? Selon la composition de votre foyer, votre niveau de revenu et vos habitudes de soins, la réponse change — et elle change d'une famille à l'autre.

Les critères, côte à côte

CritèreLAMal (Suisse)Régime français
Base de calcul de ce que vous payezPrime forfaitaire, indépendante du revenuCotisation assise sur le revenu fiscal de référence, après abattement
Effet de la composition du foyerUne prime par personne assurée, y compris les enfantsUne cotisation par foyer, assise sur son revenu
Effet d’une hausse de revenuAucun : la prime ne bouge pasLa cotisation augmente avec le revenu fiscal de référence
Soins en FranceEncadrés par les règles de coordinationPris en charge comme pour tout assuré du régime français
Soins en SuisseAccès direct au système suissePossible mais encadré, avec autorisation préalable dans certains cas
Reste à chargeFranchise annuelle choisie, puis quote-part plafonnéeTicket modérateur, complémentaire santé éventuelle

Les quatre questions qui décident vraiment

1. Combien de personnes couvrez-vous ?

C'est le facteur le plus discriminant. Un système qui facture par personne assurée et un système qui facture par foyer ne réagissent pas de la même façon à l'arrivée d'un troisième enfant. Faites le calcul pour votre foyer complet, pas pour vous seul.

2. Où votre famille se fait-elle soigner ?

Médecin traitant, spécialistes, suivi d'une pathologie chronique, maternité, pédiatre : listez concrètement où se passent vos soins aujourd'hui. Un régime qui complique l'accès à un suivi existant pose un problème que l'économie réalisée ne compense pas forcément.

3. Comment vos revenus vont-ils évoluer ?

La cotisation française suit le revenu ; la prime suisse non. Une progression de carrière significative ne produit donc pas le même effet dans les deux systèmes. Le choix étant durable, raisonnez sur plusieurs années.

4. Quel reste à charge acceptez-vous ?

Les deux systèmes laissent une part à votre charge, mais construite différemment : franchise et quote-part d'un côté, ticket modérateur et complémentaire de l'autre. Comparez le coût total prévisible, pas seulement la prime ou la cotisation.

Une fois décidé

Le choix se matérialise par une démarche formelle, dans un délai court, auprès d'une autorité précise. Il est irrévocable. Toute la procédure est décrite sur notre page droit d'option.

Compte tenu des enjeux, votre situation nécessite une vérification auprès de votre CPAM et de l'autorité cantonale compétente avant de trancher.

Questions fréquentes

Quel régime revient le moins cher ?

Aucune réponse générale n'est valable. Un foyer nombreux à revenu modeste et un célibataire à haut revenu n'aboutissent pas au même résultat, puisque l'un des systèmes facture par personne et l'autre selon le revenu. Le calcul doit être fait sur votre situation réelle, avec les montants applicables à l'année en cours.

Le prix doit-il être le seul critère ?

Non, et c'est souvent l'erreur. L'endroit où vous et votre famille vous faites soigner pèse au moins autant. Un écart annuel de quelques centaines de francs compte moins qu'un accès compliqué au suivi médical dont vous avez réellement besoin.

Sources officielles

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